Quitter son entreprise, Quand, Comment ?

Profitez des vacances pour sauter le pas

Le monde a changé : les CEOs d’entreprises restent à ce poste en moyenne 5 à 8 ans dans les grands groupes cotés, rarement 20 à 30 ans comme dans les temps passés.

Dans les entreprises familiales dirigées par le fondateur ou un membre de sa famille, c’est variable et d’ailleurs peu significatif.

Dans les entreprises du secteur privé cotées en Bourse, dont le capital est entre les mains d’institutionnels, de Fonds, l’Actionnaire, représenté par le Conseil, est investi de la responsabilité de surveiller et de remplacer le cas échéant, le Directeur Général ou le Président du Directoire.

Il y a donc une moindre stabilité et durée des mandats exécutifs au sommet des entreprises. Les remplacements sont plus fréquents.

Dans les états-majors en dessous du niveau de la Direction Générale, les changements sont imposés par les politiques des Ressources Humaines de chaque entreprise au gré de la mobilité interne, des promotions et de la gestion des carrières.

Ce grand changement – l’instabilité des carrières – fait qu’il faut planifier et mettre à votre profit cette nouvelle culture des entreprises.

En réalité, vous devez à tout moment connaître votre position dans le monde des jobs et savoir quelles sont les possibilités théoriques du marché vous concernant.

Si vous consultez Linkedin, vous constatez que la plupart des dirigeants et cadres supérieurs fournissent en public l’équivalent d’un CV résumé, de telle sorte que leur employabilité peut théoriquement être testée à tout moment. Certes, la plupart d’entre eux ne recherchent aucun job, sinon ils ne réussiraient pas dans leur fonction actuelle dont ils seraient distraits à tout moment.

Alors quelle attitude avoir si l’on veut à la fois être prêt en cas d’opportunité externe tout en étant efficace dans son travail actuel ?

Cette conciliation entre ces deux tendances contraires est indispensable.

Voici ma recommandation :

  1. Vous devez engager régulièrement une réflexion sur votre objectif professionnel et auditer où vous en êtes :
  • votre ambition, vos qualités, vos défauts, vos succès, vos échecs, votre réputation et votre image.
  • les avantages de l’entreprise où vous travaillez, l’ambiance, le patron, l’équipe, les contacts et la formation que vous procurent l’entreprise, sans oublier la rémunération, salaire fixe et variable, plan d’actions gratuites, stock-options etc
  1. Par rapport à votre situation actuelle, évaluez si vous êtes encore dans la courbe ascendante, au sommet ou sur la pente décroissante.

Votre courbe d’apprentissage est-elle épuisée ? Vous dites-vous : « Je n’apprends plus rien ici » ? ou bien « Je n’ai plus d’opportunité à explorer ici ? «

Ressentez-vous mal la répétition des taches ? Etes-vous en recherche d’autres challenges dans l’entreprise ? En avez-vous parlé aux dirigeants concernés ?

Si la réponse est oui, vous devez créer en secret un plan B.

Pour animer le débat, n’hésitez pas à regarder cette vidéo de Suzy Welch qui a co-créé le Welch Management Institute avec son mari Jack Welch : https://www.cnbc.com/2018/04/30/this-surprising-question-can-tell-you-if-its-time-to-quit-your-job.html

  1. Si vous avez l’ambition de constituer un patrimoine personnel, votre entreprise vous rémunère-t-elle à un niveau vous permettant d’épargner ? Etes-vous dans une entreprise qui rémunère bien ses cadres par rapport à la concurrence et au marché ?

Si rien ne se passe et que décidément vous n’avez plus rien à attendre, alors, il faut construire votre plan B et chercher votre meilleure opportunité à l’extérieur.

Je recommande le secret dans votre démarche ; en effet, si vous vous ouvrez, même en confiance, à un collègue, au DRH, ou à votre supérieur, le secret aura tendance à circuler et vous ne serez plus placé sur les bons projets pendant la période de recherche qui peut durer 6 à 12 mois, voire 2 ans, ce qui serait préjudiciable.

Il existe une exception, c’est lorsque vous « négociez votre départ » lorsque les circonstances s’y prêtent à l’occasion d’une politique ou d’un plan d’entreprise ; ou bien lorsque votre spécialité est très demandée sur le marché et que vous avez la quasi-assurance d’être recruté très rapidement, mais c’est rare.

Le problème étant ainsi posé, voyons maintenant quelle démarche vous devez avoir pour faire une recherche (discrète, confidentielle serait idéale mais difficile à réaliser). Celle-ci se passe en 5 étapes, chaque étape est essentielle à la réussite de ce projet.

Pour arriver à faire une recherche sérieuse il faut avoir une stratégie et cette stratégie commence par une Auto-évaluation.

Cette auto-évaluation consiste à évaluer vos forces et vos faiblesses, votre personnalité, vos passions, vos ambitions personnelles, les progrès que vous désirez réaliser par rapport au passé, les secteurs pour lesquels vous avez une préférence, tout en combinant le choix du poste par rapport à votre compétence réelle.

La recherche d’un job consiste à se faire acheter par quelqu’un de l’extérieur généralement un Directeur Général accompagné par une Direction des Ressources Humaines (la Direction des Ressources Humaines participant à la procédure de recrutement, au choix des CV par rapport au poste à pourvoir…), le Directeur Général étant le vrai décideur car c’est avec lui que vous allez travailler.

ACTION :

Etablissez la liste de

  • Vos compétences, vos « métiers » de base
  • vos qualités,
  • vos défauts,
  • vos préférences
  • votre personnalité,
  • votre caractère,
  • votre degré de pugnacité,
  • votre volonté,
  • vos goûts,
  • vos passions,
  • vos ambitions qu’elles soient personnelles ou qu’elles soient financières,

Alors vous pourrez passer à la deuxième étape : le ciblage.

A noter : il existe des bilans de compétences, mais ce sont souvent des systèmes pour orienter les jeunes. L’APEC propose notamment un bilan de compétences remboursé par les Fonds de financement des formations (votre CPF). De nombreux systèmes d’évaluation gratuits ou payants sont également sur le marché.

Le Ciblage

Sur la base de l’inventaire de vos préférences et de vos compétences, vous allez établir une liste d’environ 15, 20 peut-être 30, sociétés où vous désirez travailler, en France ou à l’étranger.

Il se peut que vous ayez déjà fait ce travail et que vous en ayez sélectionné un plus petit nombre et cela dépend des secteurs ; peut-être vous limiterez vous à 2, 3 entreprises d’abord et ensuite élargirez-vous cette liste. Si vous n’avez que 2 ou 3 cibles vous prenez le risque de tomber à un moment où il n’y a pas de poste disponible. Il est donc infiniment préférable que vous ayez une liste où vous jouez sur la loi des grands nombres : 30 paraissant être un bon chiffre.

Le niveau du poste que vous convoiterez à l’extérieur doit faire l’objet d’une réflexion approfondie :

Si c’est trop élevé parce que vous avez une ambition démesurée, vous risquez de ne pas trouver de poste, si, immédiatement, le futur décideur voit quels sont vos défauts (il ne faut pas croire que les décideurs ne perçoivent pas vos forces et vos faiblesses), ce serait un mauvais calcul.

Si vous décidez en revanche de vous présenter à des postes en dessous c’est-à-dire des postes latéraux par rapport à votre poste actuel, vous ne progresserez pas et le risque est que ce soit un coup pour rien et qu’il aurait mieux valu rester dans l’ancien poste où vous aviez des relations, des rapports humains probablement corrects et où vous pouviez construire sur un historique.

Il faut donc viser juste et le moyen de viser juste dans le ciblage consiste à identifier le problème de l’entreprise que vous approchez et, à partir de là, de discerner les 2 ou 3 priorités. Et si vous êtes très fort dans ces priorités là, vous pourrez progresser.

Prenons un exemple : supposons que vous vouliez passer de Directeur de Business Unit à Directeur de la division internationale ; c’est une étape qui est très sérieuse, peut-être le poste est-il 10 fois plus important en chiffre d’affaires, mais si on vous dit que le vrai challenge de la division internationale c’est de prendre pied en Allemagne ou aux États-Unis et que ce sont des pays où vous avez une très forte expérience vous ne prenez qu’un risque calculé en montant une marche très élevée mais dans un secteur que vous connaissez bien.

La stratégie la meilleure consiste à jouer prudent. Trop d’ambition nuit, mais pas assez d’ambition est également mauvais. Il faut garder une mesure prudente qui permet de réaliser des changements ambitieux.

Passons à l’étape suivante : vous avez fait l’inventaire de vos qualités, de vos compétences, de vos défauts, de vos passions, de vos désirs, vous avez ciblé dans la phase 2 les entreprises et les niveaux de poste qui vous intéresseraient et où vous pouvez performer de façon heureuse. A ce moment-là le vrai problème est de savoir comment atteindre ces cibles.

La phase 3 consiste à créer un réseau et à atteindre les cibles.

Vous pouvez appeler les Chasseurs de Tête, c’est aléatoire, mais si vous en connaissez un, présentez-lui votre plan. Cela peut réussir s’il a des idées et des mandats intéressants pour vous. Il existe une liste sur Internet de Chasseurs de Têtes respectant la déontologie de l’Association of Executive Search Consultant (https://www.aesc.org/members#region-box-bottom)

Il s’agit sinon, non pas de créer un réseau parmi ses amis ou ses relations, ou les amis de ses amis, les relations de ses relations etc (ce qui ne va pas très loin et donne souvent des relations qui ne sont pas fondées sur l’intérêt réciproque), mais plutôt d’approcher des gens que vous ne connaissez pas et que vous identifiez comme décideurs. Trouvez pour cela des personnes avec lesquelles vous avez un point commun et qui les connaissent eux, et faites une approche indirecte de ces décideurs.

Prenons un cas précis : vous approchez le décideur n°12 sur votre liste de cibles qui est Directeur Général d’une grande société de produits industriels, que vous avez identifié comme étant la personne qui peut vous recruter dans un domaine où il y a un véritable challenge pour l’entreprise ; challenge que vous pouvez résoudre. Si vous lui écrivez directement sans l’avertir, il va vous dire « J’ai une organisation, il n’y a pas de poste pour le moment. Je vous recontacte éventuellement »… et votre candidature passera aux oubliettes.

Si en revanche, il a un vrai problème connu de l’entreprise et dont vous avez entendu parler. Vous pouvez approcher quelqu’un, dans une autre partie de l’entreprise, avec lequel vous allez créer un lien de convivialité, lequel vous recommandera au véritable décideur. Celui-ci sera peut être très heureux de vous voir comme la solution à son problème.

Si vous voulez atteindre le Directeur Général de la société n°12 sur votre liste. Imaginons que c’est une société qui a un problème de développement international, vous pouvez participer à ce développement international, vous avez une compétence pour le faire ; vous savez qu’il y a ce problème par le rapport annuel, par des renseignements de la concurrence, les journaux économiques, les analystes financiers. A ce moment-là, vous allez identifier quelqu’un dans le domaine des Communications, dans le domaine des Ressources Humaines peut-être ou dans le domaine Financier ou Industriel, une personne qui est de la même école que vous, qui vient du même pays que vous, de la même province…

Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez créer ce lien en allant voir des gens dans les associations professionnelles, dans les chambres de commerce, des avocats, des banquiers, des gens qui sont des sources multiples de contact et vous essayez de trouver sur Linkedin dans la liste du personnel des cadres qui sont proches de cette personne.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de problème à faire des InMail sur Linkedin. J’ouvre toujours un compte Premium, j’identifie quelqu’un qui est un décideur, je fais une première approche en proposant de façon courte (3 lignes) mais très précise à la personne qui est le décideur, une réunion pour lui faire une proposition me concernant. Mais en étant sincèrement honnête, pas tordu. Par exemple :

« Bonjour Monsieur X

Je souhaiterais vous consulter sur mon projet d’assister les entreprises comme la vôtre à développer leurs filiales, ou projets de développement en Allemagne et aux Etats-Unis, deux pays où  j’ai créé des filiales très rentables. Pouvez-vous me recevoir ? 

Signature »

Ceux d’entre vous qui ont été commercial le savent bien : il faut d’abord obtenir le rendez-vous sans trop en dire sinon on peut parfois détruire l’intérêt de l’interlocuteur en lui donnant l’option de décider ; il faut donc susciter la curiosité sans dévoiler l’objet.

Comme je l’ai indiqué tout à l’heure, ce n’est pas toujours la meilleure idée parce que la personne peut vous dire non mais il y a, tout de même, une chance sur 2 qu’il réponde favorablement. Si c’est oui et qu’il vous a répondu, le problème est réglé. S’il ne répond pas, vous pouvez évidemment appeler son secrétariat en lui proposant d’envoyer un mail très bien fait qu’elle transmettra avec votre page LinkedIn ou avec une fiche qui résume votre projet.

Une autre solution est, comme je l’ai indiqué, de trouver une personne qui indirectement le connaît et qui va vous recommander à lui. Cela demande une petite recherche, mais en cas d’échec de la première approche, c’est le seul moyen efficace de réseauter sur Linkedin. Il faut trouver « la personne qui connaît la personne » ; en d’autres termes de créer un lien avec quelqu’un qui va vous recommander au décideur. Il est rare qu’on n’arrive pas à ses fins et qu’on n’ait pas sur 30 cibles désirées au moins une vingtaine de résultats parfois même 30/30. Vous pouvez commencer par établir une liste prioritaire et approcher celle-là d’abord.

Il y a des cas où vous cherchez dans un métier où vous aurez 50 cibles, il vous faudra alors choisir des entreprises de croissance, des entreprises à succès ou en fonction de la personnalité du dirigeant, et pour cela il faut consulter le site de l’entreprise ; même les entreprises non cotées ont un site qui vante les mérites du groupe, de ses innovations, il y a toujours des articles dans les Echos ou d’autres journaux qui vantent les sociétés qui veulent se faire connaître et faciliter la vente de leurs produits.

Lorsque vous avez obtenu un rendez-vous avec le décideur, vous vous trouvez dans la position d’être interviewé, ce qui est la dernière phase la phase, la phase 5.

Mais il existe une phase 4 que je dois préciser qui est celle de :

Créer les outils de communication qui font de vous une personnalité désirable.

Cette phase 4 consiste bien sûr à avoir un CV bien fait et flexible, c’est-à-dire qu’on puisse adapter certains paragraphes à des situations précises de l’entreprise cible car plus on est spécifique plus on a de chances d’être lu. Vous rédigez une excellente lettre de motivation et utilisez toutes les techniques pour créer une image positive de vous-même.

Quant au CV, il faut qu’il contienne non seulement votre carrière, mais qu’il insiste surtout et de façon très visuelle sur vos réalisations, car il ne s’agit pas de vous vendre mais d’être acheté comme un produit industriel. Et cette vente industrielle, qu’on appelle BtoB ou B2B, consiste à être la solution à un problème de l’entreprise : il ne s’agit pas de vanter vos mérites, mais de fournir les réalisations passées comme base pour intéresser le décideur.

Beaucoup de CV sont uniquement descriptifs des choses merveilleuses que vous avez accomplies, c’est très bien mais ça ne suffit pas, vous avez un interlocuteur qui a un problème et tout ce qui ne concerne pas son problème ne l’intéresse pas.

En tête du CV n’oubliez donc pas de mettre votre objectif professionnel qui permet de s’adresser au problème du destinataire du CV. Indiquez lui que vous pouvez résoudre tel ou tel problème en fonction de votre expérience ci-dessous et décrivez vos réalisations plutôt que vos postes de carrière. Il faut bien sur préciser vos postes mais à chaque étape, dites bien ce que vous avez réalisé (« j’ai redressé les comptes/ ouvert une filiale à l’étranger/ lancé tel produit avec succès…)

La lettre d’accompagnement qui est également à bien préparer d’avance ne doit pas être banale comme la plupart des lettres qui sont jetées au panier ou auxquelles on répond par une phrase généralement négative. La lettre d’accompagnement doit faire sursauter le décideur qui doit y trouver un style original qui reflète bien votre personnalité et votre dynamisme et surtout qui doit bien montrer dans un paragraphe les trois réalisations que vous avez accomplies et qui correspondent exactement au problème futur du dirigeant. Surtout pas de banalité, pas de phrase générale, soyez spécifique dans cette lettre de motivation il faut que le destinataire sursaute et vous appelle.

Enfin pour terminer de créer une belle et attractive image comme une image publicitaire il faut que vous ayez une page LinkedIn bien complète, correctement réalisée, attractive, avec des recommandations, éventuellement des articles et inscriptions à des groupes.

La dernière étape qui est l’étape 5, citée précédemment, est :

L’interview

Il faut que vous vous prépariez à répondre aux questions pièges. L’interview est un exercice que vous connaissez certainement bien, étant donné que vous êtes expérimenté, mais on peut toujours s’améliorer. Quand je débutais dans mon métier de Chasse de Têtes, nous nous filmions nous-mêmes pour mieux connaitre nos défauts lors des interviews.

Pensez à bien suivre ces quelques étapes :

  • bien connaître votre interlocuteur, son entreprise et le problème spécifique que cet interlocuteur a.

2)  bien avoir en tête les contributions que vous pouvez faire pour lui

3) vous préparer à une dizaine ou une vingtaine de questions pièges qui sont toutes les mêmes :

  • quels sont vos défauts ?
  • quelles sont vos qualités ?
  • quels sont les incidents que vous avez pu avoir en matière commerciale industrielle ?
  • qu’avez-vous retenu comme leçon ?
  • quels sont vos plus grands succès ?
  • quels sont vos plus grands échecs ?
  • pourquoi avez-vous quitté l’entreprise ?
  • que désirez-vous réaliser dans le poste qui vous est proposé ?… etc

Il faut que vous soyez prêt, il y a des listes de questions pièges un peu partout, il y a des sites web qui vous parlent de ces sujets et vous trouverez sur Youtube un certain nombre de vidéos gratuites à ce sujet. Dans notre méthode innovante de recherche de job pour cadres et dirigeants, Happy Job Consulting, vous trouverez notamment une liste de questions pièges.

Pour conclure, dans une période de 2 à 3 mois vous pouvez trouver un plan B. Ce plan B vous permet de quitter l’entreprise en ayant entre les mains un contrat. Ce contrat correspondra à qui vous êtes, il répondra à vos objectifs personnels, et remplira vos ambitions. Vous pouvez approcher les dirigeants qui décident de vous recruter dans votre nouveau poste soit directement soit de façon indirecte par le réseau. Il faut que vous ayez les outils de CV et de lettre d’accompagnement ainsi qu’une présence sur les réseaux sociaux compatibles avec votre niveau et enfin que vous appreniez comment répondre aux interviews.

Muni de cela, vous passez un nouveau contrat et vous pouvez remettre votre démission.

Le départ d’une entreprise doit se faire en excellents termes car votre réputation en dépend. Vous ne pouvez pas dire « J’ai eu raison et l’ancien patron a eu tort », c’est lui qui dira ce qu’il veut et vous en pâtirez. Il faut donc partir dans les meilleures conditions, remplir une période de préavis raisonnable, tenir tout le monde au courant, conserver des amis dans l’entreprise.

Il s’agissait aujourd’hui de vous recommander quand et comment, à un moment donné, quitter l’entreprise où vous êtes et le poste que vous occupez.

Ce n’est peut-être pas souhaitable, l’idéal étant d’avoir une progression de carrière à l’intérieur de la même entreprise autant que possible. L’accélération générale de la mobilité dans les entreprises fait que probablement vous aurez trois, quatre, cinq postes au cours de votre carrière, il faut donc que vous y soyez préparé, il faut que vous ayez une stratégie à long terme de carrière, il faut que vous fassiez évoluer cette stratégie au fur et à mesure de votre progression et que vous anticipiez, à tout moment, un tel départ. Cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas fidèle à votre entreprise mais juste que vous restez également fidèle à vous-même.